Le Syndrome du Père Noël ou comment notre enfance nous fait dépenser plus

Le Syndrome du Père Noël

 

Noël arrive à grands pas, le cœur des villes grouille d’acheteurs fébriles, arpentant les rues à la recherche du cadeau parfait.

 

Tous les corps de métier se préparent au rush, présentant sur leur étal des produits luxueux tant par leur rareté que par le fait qu’ils constituent des mets traditionnellement consommés lors des fêtes.  

 

Tous les ans, je me dis la même chose aux environs du mois de Novembre : « ok, cette année, je prépare Noël à l’avance, je ne me laisse pas avoir… ». Et comme tous les ans, nous sommes le 16 décembre, je suis à la bourre complet : je n’ai pas fait la moitié des cadeaux, et mon menu n’est même pas fixé.

 

Mais d’un autre côté, c’est ça Noël non ? La course, la frénésie même ! Cet état second qui fait que je retrouve mon côté enfant, impatiente d’être au jour J, et qui fait, aussi, que je perd toute objectivité dans mes budgets et dans mes dépenses. Plus la date fatidique approche, et plus j’ai envie de faire plaisir, plus j’ai envie de manger de bonnes choses… C’est ce que j’appelle, le Syndrome du Père Noël.  

 

Au départ, on pense budget et raisonnable

 

 

Mais ça c’est dû au fait qu’on n’est pas dans l’ambiance. Les décorations de Noël ne sont pas encore posées, les vitrines des magasins ne sont pas encore décorées, et le sapin n’est pas fait à la maison. Bref, on voit Noël comme un événement « obligé », le truc qu’il ne faut pas louper.  

 

Du coup, on essaie d’être le plus pragmatique possible : un repas pas trop « lourd » avec un budget raisonnable ; des cadeaux utiles, qui font plaisir, mais avec une limite budgétaire par personne, histoire de ne pas commencer la nouvelle année avec un découvert proche des abysses.  

 

Oui mais voilà, on est en Novembre, et on n’est pas encore dans le bain ! On s’imagine que cette fois-ci la fièvre habituelle ne nous atteindra pas et que l’on pourra se détacher de toute émotion. Le piège quoi…  

 

Et soudain, Décembre est là  

 

On réalise : ça va être Noël ! Et c’est là que tout d’un coup, notre vision change. Noël, le traineau, la magie, les miracles… Pour certains d’entre nous, la famille, les amis, les enfants… Mais pour tous, l’enfance…  

 

Bien sûr, il y a des personnes pour lesquelles cette période n’est pas synonyme de bons souvenirs ; qui, submergées par la tristesse, ne peuvent apprécier le moment. Mais il y a aussi, au-delà de la tradition en elle-même, des personnes pour lesquelles cela évoque la joie, l’amour, la famille. Des personnes pour qui les fêtes ce sont des odeurs et des bruits, doux et colorés, un joyeux brouhaha de souvenirs et l’envie de transmettre ces mêmes émotions à leur entourage.  

 

Et c’est là que ça se complique…  

 

J’ai la chance d’avoir eu une enfance joyeuse, et des Noël magiques. Du coup, les souvenirs reviennent, les images se bousculent ; j’ai à nouveau 10 ans, j’espère voir le Père Noël, et je rêve en secret qu’un miracle se produise et que ce jour là soit exceptionnel.

 

J’attends la neige aussi… qui ne viendra pas puisque j’habite le Sud-Ouest de la France.  

 

Du coup, je me mets à lister les cadeaux pour ma famille et mes amis, je fais les magasins, et n’achète pas du tout ce que j’avais prévu parce qu’il y avait une promotion et que, malgré le prix au-delà du budget que je m’étais fixé, c’était « une bonne affaire » et que surtout ça fera super plaisir !  

 

Je me mets à rêver au rire de ma petite lorsqu’elle verra tous ces cadeaux au pied du sapin, et au sourire des grandes lorsqu’elles découvriront LE cadeau qu’elles espéraient. Bref, je veux leur faire vivre ce que moi-même j’ai vécu lorsque j’avais leur âge.  

 

Je veux revivre mon enfance, et là, j’explose les comptes  

 

Au-delà du Père Noël et des cadeaux, c’est l’ambiance qui me porte : les décorations, les préparatifs, les repas…

 

Se regrouper, partager un moment de « grâce » autour d’une belle table ornée de ses plus beaux apparats et remplie de gourmandises.  

 

Lorsque j’étais enfant, ma grand-mère se mettait en cuisine presque 2 jours avant. Nous avions droit à un repas à rallonge : nous nous mettions à table à 13h pour en sortir à 16 h, repus…

 

Du coup, je ne vois pas Noël autrement. Je chausse mon habit de chef de cuisine, imagine des menus tous aussi compliqués les uns que les autres, et souvent, prime la fraicheur des produits, m’obligeant ainsi à partir à la quête de mes ingrédients l’avant-veille du jour J, voire la veille, me plongeant ainsi dans une foule dense et tout aussi décidée que moi à trouver son bonheur dans les rayons et étals.  

 

J’aurais pu commander, anticiper, et économiser sur mon budget car plus tôt on s’y prend, plus on économise… Mais finalement, je m’aperçois que ce que j’adore ce sont ces derniers jours avant les fêtes, c’est me plonger dans la foule, rencontrer de vieilles connaissances au détour des rues, sentir cette atmosphère tellement particulière.

 

Parce que c’est comme ça que j’ai vécu Noël dans mon enfance, et en reproduisant le « schéma » j’arrive un peu à ressentir les émotions d’antan.  

 

Mais la conséquence, c’est que cette envie de revivre tous les ans ces mêmes émotions me coûte plus cher… Je n’écoute que mon cœur et non plus la raison, je me dis que je verrai ça l’année prochaine et que ce sera tellement bien quand je verrai ces sourires, ces étincelles dans les yeux, que ça vaut le coup. 

 

Victime du Syndrome du Père Noël j’aurai également pris plusieurs kilos d’avoir trop préparé les fêtes à coup de chocolat…  

Mon #salon en #talons – chronique d’une blogueuse en salon

 

MON #SALON EN #TALONS

 

J’ai passé deux jours au Salon Des Entrepreneurs de Nantes, les 25 et 26 novembre. Cela fait déjà plus d’une semaine que j’aurais dû écrire cet article, mais je viens juste de m’en remettre…

 

 

Bienvenue dans ma chronique d’une blogueuse en salon : « Mon #salon en #talons »

 

 

Passer une journée de salon en talons était pour moi l’ultime Graal, l’inaccessible… Que d’envie face à ces hôtesses et toutes ces femmes, supportant plus de 10 h de rang sur (parfois) de véritables échasses, et qui pourtant, souriantes et enjouées, ne sourcillent pas d’un pouce.

 

 

Il faut dire que je ne suis pas du genre « talons », je suis plus du genre « basket » : c’est pratique, confortable et je peux aller vite ; ce qui pour moi, est donc absolument impossible si je suis perchée à 5 cm de haut. Pourtant c’était décidé, j’allais voir de quoi j’étais capable.

 

 

Les couloirs du Salon Des Entrepreneurs comme terrain d’expérimentation

 

 

Je suis le Salon Des Entrepreneurs depuis plus d’un an, ai participé à 6 éditions, toutes villes confondues, et y trouve toujours de nouvelles opportunités, qu’elles soient en terme de prospects, ou de partenariats. Car c’est le but !

 

Et nous le savons tous, participer à un salon, c’est un marathon, intense, qui nécessite préparation et concentration.

 

Ce salon était, de plus, particulier pour moi ; puisque d’exposant, je passais du côté des organisateurs pour une mission de « Live Tweet » pour LABOITE.

J’allais donc vivre ce Salon « de l’intérieur », au rythme trépidant des équipes, au plus près de l’action en ayant pour objectif de faire vivre cette intensité, cette trépidante atmosphère, cette expérience, par tweets interposés.

 

Même pas peur…

 

 

J’avais choisi mon jour, je me mettrai en talons pour la deuxième journée…

 

 

Grave erreur, la première journée fût tellement intense que même mes baskets étaient chauds au touché.

 

 

En effet, dès l’ouverture, ce fût un flot de visiteurs à la porte, trépignant presque, impatients de commencer. Mon portable à la main, je commençais donc ma mission, confiante en ma capacité à gérer 10h debout d’un seul tenant, genre « même pas mal ».  

 

 

 

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Mais voilà, le Salon Des Entrepreneurs, ce n’est pas une promenade de santé, ce n’est pas un « petit salon » dont on fait le tour en 1 h.

 

 

Non ! C’est une ruche, une agora vivante et palpitante. Je courais donc de conférences en ateliers, de stands en stands, entre prises de vidéos, « live tweets » et écriture d’articles. Je rencontrais des dizaines de personnes, toutes aussi différentes et intéressantes (voire parfois amusantes).

 

 

Et j’enchainais cette journée déjà bien remplie avec la soirée « Connect » Exposants organisée en collaboration avec 1789.fr et pentasonic.net. Et quelle soirée ! J’ai pu tester les nouvelles technologies développées par  les entreprises participantes, notamment 1789.fr qui nous présenta sa technologie de « Eye Tracking ».

 

 

Ces soirées sont aussi l’opportunité de revoir dans un cadre moins formel, et plus détendu, certains exposants « copains » ; mais aussi de faire de nouvelles rencontres, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités de collaborations.

 

 

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Mais voilà, quelle soirée ! 1 seule journée de passée et le lendemain j’attaquais en talons… Je n’étais plus très sûre là… Mais je me suis dis : « le deuxième jour sera plus calme l’après-midi »…

 

Ok, il est 7h30, j’enfile mes chaussures… Ce n’était vraiment pas une bonne idée

 

 

Jour 2 – 7h30 heures : j’enfile mes chaussures à talons. Oh, pas de grands talons, ça non ! Des bottines perchées à seulement 4 cm du sol.

 

 

On pourrait penser que j’allais m’en sortir. Oui, mais voilà, je les mets, et là, j’ai déjà mal. La journée va être longue…

 

 

8 heures : je suis aux portes du Salon, je ne sens plus mes orteils, et déjà des visiteurs attendent devant la porte, le salon n’ouvrant pourtant qu’une heure plus tard. Je me dirige donc avec mon équipe vers l’espace VIP pour faire le point. Je dois faire bonne figure, la journée ne s’annonçant pas calme, contrairement à ce que je m’étais dit.

 

 

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Et en effet, à l’instar du premier jour, ce sont des milliers de visiteurs qui s’engouffrent dans l’enceinte de la Cité des Congrés de Nantes.

 

 

Je décide de m’occuper des espaces Business Meetings, et ne perçois pas la difficulté de la tâche !

 

 

Ces espaces de rencontres Business sur le modèle des « Speed Dating » font fureur ! Les salles sont pleines, les cartes de visites s’échangent au rythme de la sonnette qui indique que le temps est venu de changer de table, les visiteurs comblés de voir autant d’opportunités se profiler.

 

 

Du coup, à 14 heures, je n’ai vraiment, mais vraiment, ni jambes ni pieds indemnes. C’est la course, et la course en talons, qui plus est ! Nous n’arrêtons pas, nous focalisant sur les espaces « franchises » d’un côté, et la Small Business Tech, l’espace dédié à la transformation digitale des entreprises.

 

 

Mais même si mes talons me font trébucher, nous semblons nous accoutumer l’un de l’autre au fur et à mesure des heures, et c’est la douleur « sourde » que je clôture ces 2 jours de salon. Je confirme donc, un #salon en #talons ce n’est pas une bonne idée !

 

 

Le Salon Des Entrepreneurs de Nantes a accueilli plus de 10 000 visiteurs et généré plus de 3 500 tweets en 48 heures… Alors imaginez celui de Paris ! … Et si je tentais #Paris en #talons? (pour vous inscrire, dès maintenant c’est ici !)